Dans cet article, je vous partage ma rencontre avec la salamandre. Elle remonte à l’automne 2017.

Tout commence le soir de mon arrivée en Bretagne. Il fait nuit, je suis en chemin depuis près de 6h et je roule sur de petites routes sinueuses qui s’invitent pour terminer mon trajet. ll ne me reste plus que quelques kilomètres à parcourir avant d’arriver à destination.

Là, soudain, ma perception de la réalité change, comme si j’entre dans un autre monde, une sorte de bulle, d’égrégore se manifeste. Je vois alors une route en terre qui descend de façon abrupte et mon regard est attiré instantanément mais je reste sur ma route. Quelques secondes plus tard, je vois une chapelle en contre bas, toute proche. Je sens cette attraction, encore plus forte. Je sens qu’on me demande d’y aller avec grande insistance. Et là, dans la seconde, je répond « non »..

A l’instant où je refuse, ma roue droite se met à crisser, un bruit puissant me faire craindre un problème mécanique. Je m’arrête dès que possible. Je me couche sur le sol froid et trempé et je cherche quelque chose sous ma voiture, autour de ma roue. Je ne trouve rien. Il fait nuit noir, froid, je suis seule et fatiguée. Qu’est ce que je fais maintenant ? Je vais voir tout de même voir ce que veut ce lieu ou je reprends ma route ?

Là, mon mental m’offre un discours intérieur très convainquant. « Ce bruit, c’est un pur hasard s’il s’est déclenché à ce moment-là. En effet, quoi de plus normal qu’un caillou sur une petite route de campagne ! Tu reviendras une autre fois, il n’y a pas d’urgence ». Je suis fatiguée, il fait nuit noir, et je n’ai qu’une envie, arriver à bon port.

Alors je l’écoute et je reprends ma route. Là, comme par magie, le bruit s’arrête et la voiture retrouve son calme, comme si rien ne c’était passé.

Une petite voix me dit alors gentiment au coin de l’oreille « il faudra que tu reviennes ».

Le jour suivant je me laisse détourner, de même que le jour suivant encore.

Mais au matin du 3ème jour, hop, c’est parti. Je pars de la maison en direction de cette chapelle et je vais aller voir ce que les esprits de ce lieu veulent me dire.

J’arrive et je me dirige vers la chapelle. Je suis déçue de la trouver fermée. Mais ça vibre, comme à chaque fois que j’ai à explorer quelque chose dans la réalité non-ordinaire, que j’ai à prendre le temps, afin de percevoir autre chose.

J’explore tranquillement. Je souris en voyant le panneau explicatif : « chapelle St Roch, quand souffle sur le monde la fureur de la peste, c’est st Roch qu’on appelle. Ça me parle, bien sûr, de ce que je vis, de mes traversées personnelles. Cette invitation à sortir des filets dans lesquels je me suis jetée, les yeux transis d’amour, sans réfléchir. Je suis touchée, je me relie, les énergies circulent et je remercie pour ce beau cadeau

Je suis sur le point de m’en aller mais ça vibre encore, je continue donc mon exploration. Que me réserve encore ce lieu ?

Des arbres magnifiques, une source qui s’écoule….. Mais ce n’est pas ça. Il y a une sorte de tension dans l’air, on cherche à attirer mon attention. Je cherche encore et là, je trouve enfin ! Il était temps ! Au fond d’un bassin profond rempli d’eau, je découvre 3 salamandres s’accrochant aux murs, juste à la surface.

En regardant encore un peu plus clairement, j’en vois 1, 3, puis 6 autres….malheureusement déjà mortes dans l’eau.

Un ancien débarque alors sur le lieu, il sort de je ne sais où. Il me regarde, et je lui demande ce qu’il pense de ces salamandres. Lui qui est d’ici, il connait peut-être leurs habitudes. Ce n’est pas le cas. Il se détourne ensuite et s’occupe de dégager la source puis repart et disparait aussi vite qu’il est arrivé.

Je me retrouve avec elles et je lance l’opération sauvetage. Je cherche une perche et je sors délicatement les 3 survivantes. Elles sont en confiance et prennent le temps de récupérer tranquillement sur le bord du bassin. Je me pose un moment avec elles.

Je m’occupe ensuite des 6 autres pour leur offrir un cocon naturel et un beau voyage vers la voie lactée.

Une fois tout cela fait, je m’apprête à partir. Alors, une grosse émotion monte en moi, et non, je ne peux toujours pas partir, il reste encore quelque chose à vivre ici. Un travail se fait en moi, les larmes coulent, une guérison s’offre et je m’apaise à nouveau. Je remercie encore pour ce que j’ai pu vivre ici, il y a eu tant de cadeaux.

Mais je suis encore retenue, et oui, encore ! Je me retourne et là, une des 3 salamandres est encore là, elle me regarde. Je reviens vers elle et nous restons là, ensemble, à partager cet instant hors du temps. Je sens les énergies bouger puissamment en moi, l’alchimie à l’œuvre, un partage au delà des mots qui dure plusieurs minutes. Puis, tout doucement, elle se met en mouvement, retrouve le parterre de feuilles et disparait, comme par magie.

L’énergie autour de moi change et là, je quitte tranquillement les lieux, le coeur vibrant de gratitude

La salamandre est devenue une compagne précieuse. Elle continue à m’offrir ses enseignements. Toujours aussi mystérieuse, elle apparait là où je ne l’attends pas. Elle qui nait dans l’eau et doit impérativement la quitter une fois adulte sans quoi elle se noie, elle incarne le changement, la transfo rmation, associée à l’esprit du feu et à tant d’autres mystères.

2 Comments

  1. Edith 2 juin 2021 at 17h47 - Reply

    Quel témoignage magnifique , Merci !

    • Anne-Laure 4 juin 2021 at 12h05 - Reply

      Merci Edith, un moment magique qui a été le début d’une relation particulière avec la nation des salamandres, relation qui ne cesse de me surprendre aujourd’hui encore

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